Un plan pour améliorer les déplacements des Franciliens
Mise à jour mercredi 29 Février 2012
Le nouveau Plan de déplacements urbains a été validé par des élus régionaux, lors de l'assemblée plénière des 16 et 17 février. Il vise une baisse du trafic automobile de 2%.
Dire que l’Île-de-France est en mouvement n’est pas un vain mot. Avec 35 millions de déplacements quotidiens, la question de la mobilité est une problématique majeure. La dernière séance plénière du Conseil régional a été l'occasion de valider le projet de nouveau Plan de déplacements urbains (PDU). Adopté en 2000, il fait l’objet depuis 2007 d’une révision qui a donné lieu à la consultation des acteurs du transport mais aussi des associations d'usagers et des Franciliens en général. Après son passage en conseil régional, le projet sera soumis à l’avis des collectivités franciliennes, puis à enquête publique début 2013. Enfin, après approbation de l’Etat, il pourra être définitivement approuvé par les élus régionaux avant d'entrer en vigueur fin 2013.
Augmenter l’usage des transports en commun de 20 %
Le PDU fixe neuf « défis », qui doivent contribuer à une diminution de 2% de l'usage de la voiture et des deux-roues motorisés d'ici à 2020. Un objectif ambitieux puisque dans le même temps, l'ensemble des déplacements devraient croître de 7%. D’où la nécessité de promouvoir les transports en commun ainsi que les modes actifs (marche, vélo, notamment pour les déplacements domicile-travail). Concernant les premiers, le but est de parvenir à une augmentation de 20% de leur utilisation au cours des dix prochaines années, en les rendant plus attractifs. Quant aux cyclistes et aux marcheurs, il s’agit de faire gonfler leurs rangs de 10%, ce qui passe par le développement des aménagements cyclables et le renforcement des places de stationnement pour les vélos. « Sur la voirie, l’objectif est de créer en moyenne une place de vélo pour 30 places de voiture à Paris et une sur 40 en coeur d’agglomération, indique Pierre Serne, vice-président chargé des transports et des mobilités.
Faire de la place aux vélos

En outre, les nouveaux immeubles de logement de plus de 400 m² de surface hors œuvre nette (SHON) auront l’obligation de prévoir pour chaque appartement un espace de 1,5 m² minimum et un local de stationnement commun d’au moins 10 m² pour les vélos. Dans les grandes entreprises, les équipements publics et les commerces de plus de 500 m² de SHON, le ratio devra être d’au moins une place de vélo pour dix employés, sans compter les places réservées aux visiteurs. Autre solution pour réduire le trafic automobile, qui totalise 100 millions de km parcourus chaque jour en Ile-de-France, le recours aux voies réservées sur les autoroutes. « Ces voies seront uniquement accessibles aux modes collectifs, comme les transports en commun, mais aussi les taxis et le covoiturage, précise le vice-président. Des études ont d’ailleurs été lancées en ce sens. »

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