Comment le pôle d’Orly-Rungis résiste au tout-voiture
Mise à jour jeudi 8 Mars 2012
Depuis 2006, l'association du pôle d’entreprises d’Orly-Rungis tente de réduire la circulation automobile générée par le déplacement de ses salariés. Un plan d’action propose une palette de solutions.
D’un côté, 65.000 salariés arrivant chaque matin des quatre coins de l’Île-de-France ; de l’autre, les locaux de 4.000 entreprises, disséminés sur une zone très vaste, imparfaitement desservie par les transports en commun... Avec de telles caractéristiques, les résultats de l’enquête menée en 2005 sur le pôle Orly-Rungis ne sont guère étonnants. Il en ressortait que 86% des salariés se rendaient à leur travail en voiture particulière, quand le taux moyen constaté en petite et grande couronne parisienne est plutôt de 50 à 60%.
En 2005, l’Association pour le développement économique du pôle Orly-Rungis (Ador) met en œuvre un Plan de déplacements inter-entreprises (PDIE), avec notamment l’ambition de réduire l’usage de l’automobile. Dès 2006, un site internet dédié au covoiturage a été mis en place. Les salariés s’y inscrivent en direct, mais lorsque les entreprises s’impliquent, c’est mieux. « Chaque fois qu’une entreprise communique, le nombre d’inscrits augmente sur le site, rappelle Olivier Quétard. Or, il y a une masse critique à atteindre pour que cela fonctionne. » Pour les entreprises les plus en pointe, le covoiturage régulier concerne aujourd’hui 3 à 4% des salariés, à comparer au chiffre de 2% mis en évidence lors de l’enquête de 2005.
En 2005, l’Association pour le développement économique du pôle Orly-Rungis (Ador) met en œuvre un Plan de déplacements inter-entreprises (PDIE), avec notamment l’ambition de réduire l’usage de l’automobile. Dès 2006, un site internet dédié au covoiturage a été mis en place. Les salariés s’y inscrivent en direct, mais lorsque les entreprises s’impliquent, c’est mieux. « Chaque fois qu’une entreprise communique, le nombre d’inscrits augmente sur le site, rappelle Olivier Quétard. Or, il y a une masse critique à atteindre pour que cela fonctionne. » Pour les entreprises les plus en pointe, le covoiturage régulier concerne aujourd’hui 3 à 4% des salariés, à comparer au chiffre de 2% mis en évidence lors de l’enquête de 2005.
L’avantage financier des salariés concernés n’est pas négligeable. « Pratiquer le covoiturage deux jours par semaine revient à économiser 1.000 euros par an », estime Olivier Quétard. Mais pour les adeptes, la motivation première n’est pas financière. Patrick, qui travaille depuis un an sur le pôle pour Aéroports de Paris, est surtout guidé par la fibre écolo. Quoi de plus normal pour ce natif des Pays-Bas, là où le vélo est roi ! « Là-bas, les entreprises favorisent le covoiturage, par exemple en réservant les meilleures places de parking à ceux qui le pratiquent », explique-t-il. Il habite le 7e arrondissement de Paris et fait un léger crochet deux à trois fois par semaine pour aller chercher Christophe dans le 13e arrondissement. « En tant que salariés de la direction du développement durable, nous nous devons de montrer l’exemple, mais il n’est pas toujours facile de trouver un binôme avec un trajet et des horaires compatibles », résume Christophe. Surtout que les choses fonctionnent mieux lorsqu’il y a une complicité réelle entre les covoitureurs, ce que Patrick appelle le « team spirit » (esprit d’équipe) ! Mais si un impondérable contraint un des covoitureurs à rentrer plus tôt ou plus tard que prévu ? Pour ces cas d’urgence, le PDIE a veillé à la mise en place d’un service d’auto-partage qui permet aussi de faire face à des déplacements éventuels en cours de journée.
Pour autant, les transports en commun ne sont pas oubliés par le PDIE. Il a déjà permis une modification du trajet de la ligne de bus 216 et la mise en place de navettes afin de favoriser l’accès à la zone des personnes qui ne sont pas motorisées, parfois pour des raisons économiques. Enfin, pour fournir une information complète sur les offres de transports en commun, les accès piétons ou vélos et la géolocalisation précise des entreprises du pôle, l’Ador va mettre en place au cours du premier semestre 2012 une « plate forme mobilité » accessible en ligne. Les salariés du pôle Orly-Rungis n’auront plus aucune excuse pour ne pas avoir un comportement citoyen !
Pour autant, les transports en commun ne sont pas oubliés par le PDIE. Il a déjà permis une modification du trajet de la ligne de bus 216 et la mise en place de navettes afin de favoriser l’accès à la zone des personnes qui ne sont pas motorisées, parfois pour des raisons économiques. Enfin, pour fournir une information complète sur les offres de transports en commun, les accès piétons ou vélos et la géolocalisation précise des entreprises du pôle, l’Ador va mettre en place au cours du premier semestre 2012 une « plate forme mobilité » accessible en ligne. Les salariés du pôle Orly-Rungis n’auront plus aucune excuse pour ne pas avoir un comportement citoyen !


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