Comment mieux soutenir les filières franciliennes ?
Mise à jour vendredi 21 Décembre 2012
La redynamisation du modèle économique agricole régional et une valorisation optimale du potentiel que représente un bassin de consommation de 12 millions de franciliens passent prioritairement par une meilleure structuration des filières existantes.
DR
Les filières, c’est-à-dire l’ensemble des activités liées à la production, la transformation et la distribution d’un produit agricole ou d’une gamme de produits agricoles, nécessitent d’être mieux identifiées - selon une analyse des enjeux et des risques - et soutenues au sein de la Région Île-de-France.
Il est en effet important de tisser à nouveau un lien entre les différents acteurs afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets concertés et innovants, de redonner du sens aux différents dispositifs d’accompagnement et de les mettre en cohérence avec les enjeux propres à chaque filière de production.
Il est en effet important de tisser à nouveau un lien entre les différents acteurs afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets concertés et innovants, de redonner du sens aux différents dispositifs d’accompagnement et de les mettre en cohérence avec les enjeux propres à chaque filière de production.
Les questions en débat
- L’Île-de-France est aussi une grande région agricole, mais comment soutenir au mieux la diversification des productions agricoles ? Avec quels outils ?
- Quelles filières agricoles vous semblent importantes à soutenir ou développer en priorité en Île-de-France ?
Contributions (5)
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La Région Île-de-France pourrait devenir un territoire de référence sur l'agroforesterie en développant trois axes d'action complémentaires à l'activation de la mesure 222 du DRDR:
– La communication/sensibilisation sur l’agroforesterie est indispensable. A titre d'exemple, la Région Bourgogne a édité un dépliant largement diffusé pour faire connaître la mesure 222. Autre exemple d'action de communication : la diffusion d'un DVD "agroforesterie : produire autrement" élaboré par Agroof ou d'un DVD sur les"enjeux de l'agroforesterie pour la préservation de l'eau" (opération conjointe avec l 'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse). La diffusion du DVD sans accompagnement est suivi de peu d’effets car il se perd au milieu de beaucoup d’autres communications adressées à la profession agricole qui n’est pas majoritairement favorable à l’implantions d’arbres dans les parcelles.
– Favoriser l'animation et le conseil autour de l'agroforesterie au sein du territoire. Un poste d’animation sur l'agroforesterie pourrait être concentré dans un premier temps sur les périmètres de captage (à discuter avec l'AESN). Ce poste d'animation remplirait des fonctions de coordination, suivi, et diffusion de l'agroforesterie. La nature de ce poste diffère de celui de conseiller technique mais en phase de démarrage, on pourrait imaginer que ces deux postes se confondent. Nous insistons sur le fait que le conseil agro-forestier est un métier à part entière qui impose de croiser trois savoirs, la foresterie, l’agronomie et l’approche des agroécosystèmes. Se lancer dans l’agroforesterie c’est planter des arbres pour 40 à 50 ans, le conseil à la plantation est donc primordial. Les conseillers agroforestiers apportent des références techniques et économiques sur les plantations, ils s'appuient sur des outils de diagnostic spécifiques à l'agroforesterie tels que le guide PAGESA (Principes d'Aménagement et de Gestion des Systèmes Agroforestiers), ou les PGH (Plan de Gestion des Haies).De nombreuses régions possèdent plus d'une dizaine de conseillers agroforestiers réunis en antennes locales adhérentes du réseau AFAHC. L'Île-de-France pourrait s'appuyer sur l’expertise de ces territoires, citons par exemple les antennes "Mission bocage" , "Mission haies Auvergne", ouencore Prom'haies Poitou Charente.
– structurer un réseau de sites de démonstration sur le principe des parcelles de référence du réseau ecophyto. Les exploitations témoins facilitent historiquement l’appropriation par la profession agricole de nouvelles techniques.