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Comment valoriser les produits agricoles franciliens ?

Mise à jour mercredi 13 Février 2013

L’amélioration et la promotion de la qualité et de la diversité des produits agricoles en Île-de-France apparaissent comme une priorité pour dynamiser la filière alimentaire.
La demande des franciliens en produits de proximité s’accompagne d’une exigence de qualité et de diversité à laquelle la filière alimentaire doit pouvoir répondre. La Région et les acteurs du monde agricole doivent pouvoir poursuivre et renforcer leurs efforts dans ce sens afin d’apporter une réponse au plus proche des attentes des consommateurs d’Île-de-France.

Deux mesures ont notamment été mises en avant :

  • Mieux répondre aux besoins des PME dans leurs démarches qualité, tout en les sensibilisant d’avantage aux enjeux environnementaux et aux démarches durables qui peuvent y répondre (performance énergétique, économie de ressources, lutte contre les gaspillages …)

  • Soutenir la mise en place d’une cuisine expérimentale. Outil d’expérimentation et d’apprentissage flexible, accessible aux exploitants qui se diversifient ainsi qu’aux entreprises, il a pour mission de répondre à différentes problématiques, dont l’amélioration des conditions de travail, la mise au point de nouveaux produits, de nouveaux équipements, ou la création de nouvelles gammes.

Les questions en débat

  • Pensez-vous important de favoriser les circuits courts et de proximité, et si oui, comment peut-on y arriver ?

  • Vous-même consommer vous des produits agricoles issus de l’Île-de-France ?

  • Connaissez-vous la marque régionale « Saveurs Paris Ile-de-France » ? Êtes-vous prêt à y recourir ?

Contributions (12)

  • Bonjour 27/11/2012 - 11:39
    • J'ai du mal à suivre toutes les idées exprimées dans les commentaires.
  • Modérateur 27/11/2012 - 12:50
    • Bonjour, En effet, cet espace a vocation à recueillir votre avis sur des sujets qui apparaissent souvent complexes. Rassurez-vous, ces contributions seront bientôt agrégées dans une synthèse ! Pour résumer, valoriser les produits agricoles franciliens consiste à appuyer sur différents leviers. L'un de ces leviers consiste à promouvoir les (...)
      Bonjour,

      En effet, cet espace a vocation à recueillir votre avis sur des sujets qui apparaissent souvent complexes. Rassurez-vous, ces contributions seront bientôt agrégées dans une synthèse !

      Pour résumer, valoriser les produits agricoles franciliens consiste à appuyer sur différents leviers. L'un de ces leviers consiste à promouvoir les circuits-courts. 

      Des internautes comme @Ollivier pensent que la généralisation des circuits-courts permettrait de "conserver une ceinture verte" autour des villes, d'autres comme @Zette qu'elle permettrait de "réduire le coût du transport" et ainsi de réaliser des économies d'énergie. 

      Mais pour certains, les circuits-courts ne peuvent pas être l'unique levier sur laquelle se pencher. @Catherine se montre prudente et considère qu'une production destinée à alimentation locale n'est pas nécessairement économe en énergie (ex : cultiver la fraise hors saison). @Priolet pointe lui le manque d'exploitants qui ne sont pas prêts à se reconvertir dans le maraîchage pour des raisons de pénibilité et de coûts. 

      Enfin une troisième catégorie de contributeurs propose des solutions. Par exemple, @Laura pense qu'il faut "créer des marchés pour les nouveaux agriculteurs" qui ont fait le choix du circuit-court. Ce qui pose le rôle des collectivités. Peuvent-elles montrer l'exemple en intégrant davantage de produits locaux dans les cantines scolaires ? Ou en s'impliquant dans d'autres actions ? A vous d'y répondre ...
  • Jean-Loup Othenin-Girard 14/11/2012 - 03:55
    • Il y a beaucoup de choses à dire sur ces points. Nous allons les reprendre un peu: EST-CE PERTINENT DE VALORISER LES CIRCUITS-COURTS EN IDF?  Le transport (et donc la distance) contribuent à hauteur de seulement 11% de l'impact environnemental véritable complet entre la terre et l'assiette. Il est certes très bien de vouloir diminuer ces 11%, mais (...)
      Il y a beaucoup de choses à dire sur ces points. Nous allons les reprendre un peu: EST-CE PERTINENT DE VALORISER LES CIRCUITS-COURTS EN IDF?  Le transport (et donc la distance) contribuent à hauteur de seulement 11% de l'impact environnemental véritable complet entre la terre et l'assiette. Il est certes très bien de vouloir diminuer ces 11%, mais il peut être tout aussi utile de travailler sur les emballages et les déchets (y compris le gaspillage alimentaire en collèges et lycées).   

      Donc lutter contre la distance n'est pas la seule ni la meilleure façon de limiter l'impact environnemental. En gros, on se trompe un peu de combat là. Ou alors la question environnementale sert d'excuse à autre chose. Ensuite favoriser les circuits courts et de proximité sur un territoire comme l'Île-de-France est juste une absurdité: le décalage entre la capacité de Production locale et les besoins de consommation est simplement gigantesque. Il faudrait 6 fois la surface de l'Île-de-France pour couvrir ses propres besoins alimentaires.  Dans le cas de l'Île-de-France, il est indispensable d'étendre les logiques d'approvisionnements et de coopérations aux autres régions (et pas seulement aux plus proches). 

      Dans le cas de l'Île-de-France, l'idée de "circuit court" doit être suffisamment souple et compréhensive pour couvrir parfois 500 km. On est loin d'être dans les normes de ce qu'on appelle "circuit court". Mais à moins de lancer un programme pour faire en Île-de-France pousser des montagnes, mettre des lacs et des rivières, apporter la mer aux portes de la Région, nous craignons qu'il ne soit plus raisonnable et plus simple, de changer le discours: "En Île-de-France, la situation est particulière. Nous ne pouvons pas faire que du Circuit-Court, mais nous compensons très largement en travaillant aux autres impacts environnementaux" Enfin pour terminer, il est tout à fait vrai que les français dans leur majorité souhaitent pouvoir manger du bio, et qu'ils sont sensibles au local et à la proximité, ainsi qu'au respect de la saisonnalité... Oui, bien-sûr que c'est vrai. Mais ils ne savent pas forcément que le transport ne compte que pour 11% de l'impact environnemental. Ils n'ont pas forcément en tête que l'Île-de-France c'est 12 millions d'habitants et 600 millions de repas en restauration collective par an. 

      Nous ne sommes pas du tout contre l'idée de distinguer l'orgine par une marque type Bio d'Île-de France, car il est parfait que les consommateurs puissent le distinguer. Mais nous croyons qu'il faut faire extrêmement attention en faisant la promotion du Bio d'Île-de-France à ne pas indirectement dévalorisé le Bio de régions. Nous suggérons que le lancement et la promotion de la marque Île-de-France s'accompagne dans ce cas d'une campagne parallèle de plusieurs autres marques régionales similaires (ou plutôt complémentaires). 

      Et pour que les consommateurs comprennent, il faut, d'après nous, rapidement changer de discours. Cela ne remet absolument pas en cause le principe et l'utilité des circuits-courts, mais dans le cas de l'Île-de-France, plutôt que de chercher à mettre des vaches en bas des cités de banlieue, et des herbes aromatiques en bordure de périphérique, il est plus judicieux, et moins coûteux de simplement regarder de l'autre coté de la frontière du territoire où de nombreux producteurs peuvent produire plus pour completer utilement les productions peu ou pas assez disponibles en Île-de-France. Merci - www.mieuxmangerensemble.fr
  • MARINE LECURET 08/11/2012 - 10:30
    • Lancer une grande campagne publicitaire et d'information dans les grandes, moyennes et petites surfaces,(ainsi que sur les arrêts de bus et métro) mettant en valeur les produits régionaux et expliquant les bonnes raisons de les acheter : - je contribue à l'emploi dans ma région, - l'acheminement de ce produit a été peu émetteur de gaz a effet (...)
      Lancer une grande campagne publicitaire et d'information dans les grandes, moyennes et petites surfaces,(ainsi que sur les arrêts de bus et métro) mettant en valeur les produits régionaux et expliquant les bonnes raisons de les acheter :

      - je contribue à l'emploi dans ma région,
      - l'acheminement de ce produit a été peu émetteur de gaz a effet de serre,
      - je valorise les savoirs-faire et la qualité des produits de ma région Interroger les acteurs de la restauration collective sur les freins à l'approvisionnement en produits régionaux, palier rapidement et efficacement les manques
  • SYLVAIN10 05/10/2012 - 20:32
    • Quand est-ce qu'on STOPPE l'artificialisation des sols en IdF ???
  • Priolet 09/09/2012 - 19:19
    • La diminution d'exploitant en Idf est du bien plus du à la pression foncière et au besoin de terre à construire qu'au pb de la rémunération des exploitants. Les producteurs n'ont qu'a ouvrir leurs fermes pour voir les citadins venir, ceux qui ne veulent personne dans leur cours alimentent les amaps ou font les marchés. Qu'en aux céréaliers, avec (...)
      La diminution d'exploitant en Idf est du bien plus du à la pression foncière et au besoin de terre à construire qu'au pb de la rémunération des exploitants. Les producteurs n'ont qu'a ouvrir leurs fermes pour voir les citadins venir, ceux qui ne veulent personne dans leur cours alimentent les amaps ou font les marchés. Qu'en aux céréaliers, avec un cour à plus de 200€ la tonne pour un travail très mécanisé, ils ne viendrons pas se casser le dos en travaillant 7 jour 7 pour faire du maraîchage. Les producteurs d'idf, maraîché compris ont les meilleurs revenu du territoire français. L'idée de les soutenir est stupide, il s'en sorte très bien tous seul. Par contre l'idée de les protéger est très valable. En sanctuarisant toutes les terre agricole y compris à l'ouest de paris (proche st germain et au sud, sur le plateau de saclay).
  • Laura 15/06/2012 - 23:31
    • Pour relocaliser et développer l'agriculture en Île-de-France, il faut créer des marchés pour les nouveaux agriculteurs, notamment par le biais des collectivités publiques: favoriser les partenariats durables entre une cantine scolaire et un exploitant fournirait ainsi un client fixe et des revenus stables qui lui permettraient de développer sans (...)
      Pour relocaliser et développer l'agriculture en Île-de-France, il faut créer des marchés pour les nouveaux agriculteurs, notamment par le biais des collectivités publiques: favoriser les partenariats durables entre une cantine scolaire et un exploitant fournirait ainsi un client fixe et des revenus stables qui lui permettraient de développer sans craintes son affaire. Ses partenariats doivent être encouragés par les municipalités, ou par les commissions régionales, chargées alors d'établir les partenariats les plus pertinents entre établissements publics (cantines scolaires, réfectoires du CROUS, réfectoires des administrations locales, etc.) et exploitants locaux permettraient de dynamiser une offre directe et peu coûteuse, source d'activité et d'emploi pour la région Île-de-France. Une fois cette offre de proximité bien implantée, restaurants, distributeurs et particuliers ne tarderaient pas à y recourir.
  • Esnouf Catherine, INRA 12/06/2012 - 17:36
    • les analyses scientifiques montrent que le mode de production est plus important que le transport dans l'impact sur les gaz à effet de serre. Donc promouvoir les circuits courts est pertinent lorsque les modes de production sont économes en consommation de ressources (surface, eau, énergie) (...)
      les analyses scientifiques montrent que le mode de production est plus important que le transport dans l'impact sur les gaz à effet de serre.

      Donc promouvoir les circuits courts est pertinent lorsque les modes de production sont économes en consommation de ressources (surface, eau, énergie) par rapport à des productions localisées plus loin.

      De même le mode de distribution de ces produits est important: le transport individuel de l'acheteur vers le lieu de production sera plus important sur l'émission de gaz à effet de serre que toutes les autres sources d'émission.

      Par contre il est certain que la proximité permet de nouer du lien social entre producteurs et consommateurs.
  • Zette 12/06/2012 - 09:48
    • Oui, je crois important de favoriser les circuits courts : moins de frais de transport et des économies d'énergie. La saveur, oui, on est bien d'accord ... mais avant tout pensons à la qualité ! La présence des pesticides et autres poisons n'est plus acceptable ! Je consomme effectivement (...)
      Oui, je crois important de favoriser les circuits courts : moins de frais de transport et des économies d'énergie.

      La saveur, oui, on est bien d'accord ... mais avant tout pensons à la qualité ! La présence des pesticides et autres poisons n'est plus acceptable !

      Je consomme effectivement les produits agricoles issus de l'Île-de-France, mais à la seule condition qu'ils soient biologiques. Merci de nous permettre de participer à ce débat important ("on est fait de ce qu'on mange") ...
  • Entendu lors des débats 31/05/2012 - 16:51
    • Il ne suffit pas de confectionner des produits locaux de qualité et agréés en Île-de-France. Il est également nécessaire d’élaborer un argumentaire en insistant sur leur qualité environnementale et sensibiliser le consommateur en lui transmettant une juste information.
  • Entendu lors des débats 31/05/2012 - 16:50
    • La cuisine expérimentale est un maillon entre le champ et l’assiette, entre l’offre et la demande. Elle permet en effet de rassembler et mobiliser les artisans, les PME et le commerce de détail de l’IAA. Cette démarche est donc collective et permettra de garantir aux consommateurs l’authenticité (...)
      La cuisine expérimentale est un maillon entre le champ et l’assiette, entre l’offre et la demande. Elle permet en effet de rassembler et mobiliser les artisans, les PME et le commerce de détail de l’IAA. Cette démarche est donc collective et permettra de garantir aux consommateurs l’authenticité du produit.
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